Sportif et Micronutrition

1) Explication générale :

Dans le domaine du sport, l’intérêt principal de l’entraînement (hors domaine stratégique, tactique ou technique) est de créer des adaptations (= ensemble des modifications, le plus souvent invisibles à l’œil nu, qui surviennent en réponse à l’entraînement et améliorant durablement les compétences de l’organisme).
Ces adaptations permettent de devenir plus fort, plus endurant, plus rapide, plus souple, plus apte à faire face à la chaleur, au froid, au décalage horaire…

La connaissance de la physiologie nous permet de savoir ce qui est nécessaire au corps pour que ces adaptations se mettent en place, et on a remarqué qu’une très grande majorité des sportifs n’ont pas les éléments indispensables en quantités suffisantes (fer, zinc…) pour que cela soit le cas.

Ainsi, grâce à la macronutrition, la micronutrition et la phytothérapie, on va pouvoir rendre enfin l’entraînement bénéfique à 100%.

Sur le plan physique, on pourra aider l’amélioration des réflexes, de l’endurance, de la puissance…
Sur le plan mental, on peut aider par exemple à stabiliser l’humeur, améliorer la concentration, mieux gérer les contraintes et les frustrations…

2) L’intérêt de la macronutrition

La macronutrition est la science qui s’intéresse aux macronutriments : les protéines, les glucides et les lipides.

On sait par exemple que :

– Les protéines ont un rôle de structure. C’est à partir de celles présentes dans notre alimentation que notre corps crée le muscle, les enzymes…

– Les lipides ont un rôle de structure. C’est à partir de ceux présents dans notre alimentation que notre corps crée les membranes cellulaires, les neurones… On peut aussi évoquer leur rôle dans le contrôle de l’inflammation. En effet, plus nous mangeons d’oméga 6, plus nous serons en état inflammatoire alors que plus nous mangeons d’oméga 3, plus nous serons en état anti inflammatoire.

– Les glucides sont pour le coup, les moins utiles des 3 macronutriments. En effet, notre corps peut les synthétiser à partir des protéines ou des lipides.

Avoir les apports adéquats en macronutriments permet d’avoir, pour l’exemple, une bonne carrosserie de voiture. C’est important, mais cela n’est pas garant de la fonctionnalité de la voiture…

3) L’intérêt de la micronutrition

La micronutrition est la science qui s’intéresse aux micronutriments : le fer, le zinc… et leurs rôles dans les différents organes

La plupart des fonctions dans le corps humain sont gérées par des enzymes. Par exemple :

– La création de la dopamine (neurotransmetteur permettant d’avoir de l’entrain, de la motivation, de prendre du plaisir…) requiert l’implication obligatoire de 2 enzymes : la Tyrosine Hydroxylase et la Dopa Décarboxylase.

– La création de la mélatonine (neurotransmetteur permettant d’avoir un sommeil récupérateur et profond) requiert l’implication obligatoire de 2 enzymes : la Tryptophane Hydroxylase et la 5 Hydroxytryptamine.

– Les niveaux adéquates de l’hormone thyroïdienne T3 (hormone permettant d’avoir de l’énergie, d’avoir chaud, de perdre du poids, d’être heureux…) nécessitent l’implication de 2 enzymes : la Thyroperoxydase et la 5 Déiodinase.

Ces enzymes, pour pouvoir jouer leur rôle, ont besoin d’adjoints. Ces adjoints sont les micronutriments :

– Les adjoints pour la dopamine sont le fer, la vitamine B3, le magnésium, le zinc, la vitamine B2 et la vitamine B6

– Les adjoints pour la mélatonine sont le fer, le cuivre, la vitamine B3, la vitamine B6, la vitamine B9, la vitamine B12, et la méthionine

– Les adjoints pour la T3 sont le sélénium, le fer, l’iode, le zinc, le magnésium, le manganèse, le molybdène, la vitamine E, la vitamine A et la vitamine C.

Pour reprendre notre exemple, tous les micronutriments représentent les huiles et l’essence de la voiture. Elle ne devient fonctionnelle que grâce aux micronutriments.

4) Quelques exemples tirés des études :

– Augmentation suite à l’entraînement de la teneur en myoglobine (protéine proche de l’hémoglobine qui véhicule l’oxygène dans le sang) du muscle. Grâce au fer, elle fixe l’oxygène. L’augmentation de la teneur en myoglobine permet de stocker plus d’oxygène, ce qui est nécessaire pour pouvoir varier efficacement les intensités sans être en anaérobie. Bien entendu, pour que cette amélioration soit utile, elle nécessite une teneur en fer suffisante dans l’organisme.

– Augmentation suite à l’entraînement de la teneur en enzymes antioxydantes, afin de se protéger contre la surconsommation d’oxygène. Leurs interventions sont nécessaires pour maintenir un niveau de stress oxydant acceptable (afin d’éviter les blessures). Encore une fois, pour que ces améliorations soient utiles, elles nécessitent des teneurs en fer, zinc, sélénium et manganèse suffisantes.

Pour résumer, l’entraînement induit des améliorations grâce à l’augmentation du nombre d’enzymes. Mais ces enzymes ont besoin « d’adjoints » pour être efficaces, et ces adjoints sont les micronutriments (fer, zinc…)

Afin d’avoir ces micronutriments à des taux corrects, il faut en avoir suffisamment dans l’alimentation, mais surtout, pouvoir les assimiler correctement.
Cela dépendra de l’état de la muqueuse intestinale, du microbiote et du foie.

5) Les rôles du foie, de la muqueuse intestinale et du microbiote

Le corps humain contient de nombreux organes, chacun jouant un ou plusieurs rôles particuliers, afin de nous maintenir en bonne santé. Certains ont des rôles vraiment spécifiques, alors que d’autres sont indispensables au fonctionnement général (foie, muqueuse intestinale, flore intestinale). Par exemple :

– Le foie s’occupe de l’évacuation des toxines, de la transformation des hormones thyroïdiennes en hormones actives, de la désactivation de l’insuline, de la transformation de nos sources d’énergie…

– La muqueuse intestinale est responsable de la bonne ou mauvaise assimilation de nos aliments (protéines, glucides, mais aussi fer, magnésium, calcium…), est le siège principal de notre système immunitaire, régule notre appétit, est le nid dans lequel la flore intestinale se développe… Une atteinte de la muqueuse intestinale est appelée « l’hyper perméabilité intestinale »

– Le microbiote est le chef d’orchestre de notre système immunitaire, est en lien direct avec la prise ou la perte de poids, aide le foie dans le processus de détoxication, communique avec notre cerveau (stress, angoisse, détente, bien être) par l’intermédiaire de notre système nerveux…

J’appelle ces trois « organes » les piliers du corps humain. Si un ou plusieurs dysfonctionnent, il est impossible de rétablir un état de santé optimal !

6) Et l’intérêt de la phytothérapie dans tout ça ?

La phytothérapie est la science qui s’intéresse aux plantes et à leurs utilisations potentielles. Les concentrés de plantes peuvent se retrouver sous différentes formes : comprimé, liquide, poudre…

Quelle que soit la forme utilisée, la phytothérapie est efficace grâce aux principes actifs des plantes qui agissent directement sur notre corps. On peut s’en servir pour aider à réparer l’intestin, pour détoxifier le foie, etc.

Par exemple, les études ont démontré que la rhodiole agit sur le cortisol (l’hormone du stress) ou encore que le curcuma a une action anti-inflammatoire globale.

L’efficacité du traitement dépend du choix de la plante : C’est la spécificité de mon travail ! Savoir quelle est la plante la plus adaptée à vous, en fonctions de vos symptômes, de vos traitements allopathiques en cours…

Mais l’efficacité dépendra aussi du dosage de la plante. J’y reviendrai dans la partie 10).

Comme les plantes utilisées contiennent des principes actifs, elles ne peuvent pas ne pas être efficaces. Si cela ne marche pas, c’est que le dosage est à revoir.

7) Finalement, la meilleure stratégie est :

– Si nos 3 piliers ne sont pas au mieux de leur forme, on les remet d’aplomb en priorité. S’ils sont déjà d’aplomb, on va les maintenir en forme (par la boisson d’effort entre autres) et les surveiller pour ne pas avoir de problèmes plus tard.

– Ensuite, on s’occupera des facteurs extérieurs (inflammation, stress, métaux lourds…) pouvant perturber nos fonctions (fonction cerveau, intestinale, immunitaire, circulatoire…) et nos hormones (thyroïde, insuline, cortisol…).

– Par la suite, on s’assure du bon taux de micronutriments de l’organisme (par la clinique et la biologie) afin que toutes les enzymes puissent tourner à 100 % de leur potentiel pour que la performance soit au rendez-vous.

– Enfin, on peut travailler à l’amélioration des performances en utilisant des plantes et en allant influer sur l’épigénétique.

Par précaution, on surveillera régulièrement la plupart des fonctions et des hormones pour s’assurer que vous êtes toujours au mieux et ainsi prévenir les risques de problèmes (sommeil non réparateur, blessures…).

8) Les prises de sang

Plus j’ai d’informations lors de la consultation, plus j’ai de chance de comprendre ce qui vous a amené là. C’est pour cela que je vous demande de m’amener vos 2 dernières prises de sang pour le 1er rendez-vous.

Ensuite, en fonction des symptômes, il est souvent utile de refaire une prise de sang plus ciblée pour les rendez-vous suivants. L’idéal est de vous faire prescrire par un médecin (médecin traitant ou autres) la liste de choses que j’ai notées. Dans ce cas-là, mis à part quelques éléments (vitamine D…), la prise de sang sera remboursée.
Pour autant, il est possible de faire tester tout ce que l’on souhaite dans un laboratoire d’analyse, même sans prescription médicale. Par contre, il faudra payer pour chaque analyse.
Si jamais votre médecin vous prescrit 80% de ce que je demande, il est intéressant de tout faire tester et de payer les 20% manquants de votre poche.

La prise de sang doit être faite 3 semaines avant notre prochain rendez-vous. En effet, certains éléments partent à Biomnis sur Paris (par exemple le zinc), donc il faut du temps pour avoir les résultats.

Enfin, méfiez-vous des normes françaises. Elles ne sont pas du tout alignées sur les normes « santé ». Nous regarderons ensemble au prochain rendez vous si les taux sont corrects ou non.

9) Les principes de la supplémentation

La supplémentation est très souvent nécessaire pour retrouver une forme optimale (grâce aux prébiotiques, probiotiques, plantes…) et pour remonter le taux de micronutriments (Fer, Zinc, Sélénium…). En effet, de nos jours l’alimentation ne suffit plus à nous apporter assez de vitamines et minéraux pour compenser les besoins de notre organisme. Remonter un niveau de micronutriments par l’alimentation, quand il est en déficit, est presque impossible.

Ainsi, j’ai choisi de travailler avec 3 laboratoires différents afin de garantir à mes patients le meilleur rapport qualité/prix pour les différents produits.
Chaque laboratoire vous demandera un code pour s’assurer que c’est bien un professionnel qui vous a conseillé (il y a des risques d’interaction entre certaines plantes et certains médicaments par exemple…)

Attention, les produits que vous pouvez trouver en pharmacie, parapharmacie et magasin bio ne sont pas forcément équivalents au niveau qualité.
En effet, pour une même quantité de plantes par gélule, certaines peuvent être riches en principes actifs et d’autres non. Donc elles ne seront pas équivalentes au niveau efficacité.
Même chose pour les micronutriments. En fonction de la forme (citrate, chlorure, oxyde, bisglycinate…), les niveaux d’assimilation sont particulièrement différents (de 5% à 90%).

Le tableau ci-dessous vous donne les numéros de téléphone et les codes praticien pour chacun des 3 laboratoires avec lesquels je travaille.

LPEV :

Numéro gratuit : 04 70 90 61 45

Code praticien : 136 279 8

 

BIONUTRICS :

Numéro gratuit : 0 800 900 630

Code praticien : 378 066

 

NUTRILOGICS

Numéro gratuit : 01 76 38 20 16

Code praticien : TGHD 426

Pour une première commande, il vaut mieux appeler les labos et donner le code praticien. Cela les assure que vous êtes suivi par un professionnel de santé. Pour les commandes ultérieures, vous pourrez les faire via leurs sites internet.

10) La supplémentation en pratique

Vous avez dans votre protocole les compléments que je vous recommande, ainsi que le nom du laboratoire où les trouver.

La micronutrition met du temps pour agir mais c’est surtout elle qui permettra de guérir et de stabiliser le corps.
La phytothérapie agit beaucoup plus vite. Elle peut nous servir de pansement pour que vous vous sentiez mieux de suite, le temps que les effets de la micronutrition se fassent sentir.

Par exemple, si vous consultez pour de la fatigue et que votre taux de fer est bas, je peux vous conseiller du fer et du ginseng. Le ginseng vous redonnera de l’énergie rapidement, le temps que vous ayez assimilé assez de fer pour que vous n’ayez plus besoin du ginseng et que vous soyez en forme en permanence.

D’autre fois, la phytothérapie n’agira pas que comme pansement, mais elle soignera aussi le fond. Par exemple, le curcuma, en coupant l’inflammation aura éteint le feu, et on sera tranquille sur une longue durée.

Quelle que soit la stratégie choisie, suivez bien les traitements jusqu’au bout. Il serait dommage que les symptômes réapparaissent le mois suivant parce que le traitement a été arrêté trop tôt !

Pour les dosages en phytothérapie (quantis, plantes en gélules), l’efficacité du traitement dépend du dosage de la complémentation.
Dans les conseils que je vous donne, je note une dose « standard » (valable pour 8 personnes sur 10).
Pour certaines personnes très sensibles aux plantes, il peut y avoir apparition de certains effets secondaires légers. A ce compte-là, il faut diminuer les posologies.
Pour d’autres personnes plus résistantes aux principes actifs, si l’amélioration des symptômes n’est pas suffisante au bout de 15 jours, alors il faut augmenter les posologies.

Pour les quantis, on peut descendre à de très petites doses (1ml par jour) et monter sans risques à de plus fortes doses (20ml par jour).
Pour les plantes en gélules ou comprimés, il n’y a aucun problème pour diviser la dose par 2 ou au contraire la multiplier par 2, en fonction des résultats.
L’essentiel est de garder la même logique de traitement.

Par exemple, pour un quantis conseillé à raison de 5ml avant le repas de midi et du soir :
– Si on veut monter la dose, on peut aller jusqu’à 10ml avant le repas de midi et du soir
– Si on veut diminuer la dose, on peut descendre jusqu’à 1ml avant le repas de midi et du soir

Autre exemple, pour un quantis conseillé à raison de 10ml vers 17h :
– Si on veut monter la dose, on peut aller jusqu’à 20ml vers 17h
– Si on veut diminuer la dose, on peut descendre jusqu’à 1ml vers 17h

L’ajustement du dosage doit être fait par vous ! Je ne peux pas prévoir à l’avance si vous êtes peu sensible, très sensible ou si vous allez avoir une réponse au traitement standard.

J’ai souvent vu des personnes qui hésitaient à monter les doses à cause du problème du prix. Je le comprends très bien, mais en fait, c’est contre-productif. Je m’explique avec un exemple :

Dans le cas d’un quantis conseillé pour stopper les reflux et les remontées acides, je conseille 10ml par jour.

Premier cas de figure :

à 10ml, on se rend compte que les résultats ne sont pas suffisants. En montant à 20ml, en 10 jours on a réglé le souci.

Bilan : 15 premiers jours à 10ml puis 10 jours à 20ml donc 350 ml et le problème est réglé pour plusieurs années.

Deuxième cas de figure :

à 10ml, les résultats ne sont pas suffisants, mais la personne n’ose pas augmenter les doses.

Bilan : 30 jours à 10ml donc 300 ml et le problème n’est toujours pas réglé. Donc au prochain rendez-vous, on repart sur le même quantis, mais je vous augmente les doses à 20ml.

Bilan 2 : en 10 jours, le problème est réglé. A la fin, on aura consommé 500 ml pour régler le problème (au lieu de 350 si vous aviez augmenté de suite) donc cela reviendra plus cher et cela aura pris plus de temps.

Ce genre de situation, je l’ai vu souvent. C’est pour ça que je précise qu’il est toujours plus rentable que vous ajustiez vos doses rapidement en fonction de vos ressentis.

Pour les dosages des autres supplémentations (fer, magnésium… soit tout ce qui n’est pas à base de plantes), il ne faut pas les modifier. Il est même contre indiqué d’augmenter les doses que je vous ai notées pour aller plus vite, car cela diminue l’assimilation.

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